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Messages - Supersly

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H.S / Re : ça ne va pas plaire à tout le monde mais...
« on: 06 March 2011 à 13:53:48  »
Que l'on croit ou non aux observations relatives au réchauffement climatique, rien n'empêche à minima de prôner un choix de changement de société. Aujourd'hui, on produit des trucs franchement inutiles, qu'on arrive à vendre à renfort de sciences marketing, en stressant les gens tout ça... seulement 4% des gens sur terre suffisent à nourrir le reste de la population. Peut-être pourrait-on bosser un peu moi, avoir du temps libre, et donc produire moins en vivant mieux... et puis ça éviterait de dissoudre la matière dans le ciel pour ceux qui y sont sensibles.

Plutôt que de redouter la baguette du méchant réchauffement que certains refusent de croire, on peut toujours refuser la baguette de la méchante société de consommation qui nous aliène en ne s'enrichissant qu'elle-même, ou refuser qu'une ressource naturelle ne soit exploitée sans l'accord des 6 milliards de gens qui la possèdent par exemple... Il est question de choix de société. Il est temps de se demander à qui profite le crime...

Car finalement, tous ces problèmes actuels sont liés (écolo, réchauffement, chômage, pauvreté, ressources...). Chacun de vous est nécessairement sensible à l'un d'eux !

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H.S / Re : Droit du travail dans l'informatique
« on: 06 March 2011 à 13:40:10  »
Le plus drôle, c'est quand je lis des annonces "urgent, cherche stagiaire"... Si c'est urgent, ils pourraient payer quelqu'un pour un vrai boulot non ? C'est d'ailleurs la différence entre un stagiaire censé ne pas être franchement rentable et le salarié qui se doit de l'être un peu.

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H.S / Re : De la Concurrence, l'Etat de non-Croissance et la Dette
« on: 04 January 2011 à 13:47:41  »
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Je vois  mal comment décorréler le travail du statut social, sans empécher les gens de choisir leur travail, pour le transformer en une sorte d'impôt fait à la société.
On peut commencer par éviter certains abus. On parle aussi d'un RMA (Revenu Maximum Autorisé). L'idée est surtout que le pouvoir par l'argent ait ses limites. Car aujourd'hui, la souveraineté de certains états et la démocratie sont menacées par le pouvoir de l'argent. On peut aimer attirer l'attention sur d'autres choses plus nobles.

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Dans cet exemple l'argent ici est clairement un moyen de communication et de s'associer a une idée futile. Un moyen.. pas l'origine du problème.
Si l'argent est à mes yeux un vecteur du problème, c'est parce qu'il est entré dans la boucle du capital : on peut spéculer sur les monnaies ! Il suffirait de changer les règles pour assainir le rôle de l'argent et le resserrer sur son utilité indéniable.

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Tu parles des problèmes que ça règle, mais pas de comment l'appliquer (sans même parler du financement du truc). En plus finalement il y a des choses similaires en ce moment, le RSA, la CMU...
Le lien que je t'ai indiqué explique pourquoi c'est financièrement transparent, puisque justement, ça prendrait la place des RSA, allègements de charges sociales, aides à l'embauche etc.
Le RSA est différent car attribué selon des conditions de recherche d'emploi, d'âge, d'activité, etc. Il est ne permet pas de vivre très décemment au regard des problèmes de logement. Et puis tu es censé "chercher du travail utile à la société" (en toute inutilité naturellement).

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En tout cas moi je sais ce que je ferais avec un salaire garanti : coder des trucs inutiles pour la société (heu... comme en ce moment :( ).
Est bien malin qui est capable de prétendre que ses loisirs sont absolument inutiles. De nombreux loisirs sont devenus utiles le jour où on a décidé de leur attribuer une "valeur" (musique, mathématiques, philosophie, soutien scolaire, sage femme, curé...). Pourquoi perdre tout ce temps à travailler alors qu'il représente une richesse qui n'a pas de prix ?

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H.S / Re : De la Concurrence, l'Etat de non-Croissance et la Dette
« on: 19 December 2010 à 06:22:18  »
@Ponce : sur la décroissance, tu fais fausse route (lis mon dernier lien). Il ne s'agit pas de vivre comme à l'ancienne, mais d'arrêter de produire "trop". Aujourd'hui, il faut bien le dire, on consomme simplement par habitude. On achète des trucs dont on n'a pas besoin parce qu'on a appris à le faire, que c'est facile, pas cher etc. Les mouvements pour la décroissance prônent un progrès social qui est le "revenu garanti" dont je parle, qui vise à être payé sans bosser (quitte à bosser pour gagner + ou à bosser gratos et par passion). Ça ne règle pas tous les problèmes, mais ça permettrait d'assumer une autre situation que celle de l'aliénation. Mon lien explique aussi pourquoi c'est déjà finançable sans surcoût. Cela permettrait notamment une richesse non reconnue (car non monnayée) : le bénévolat. Je parie alors que les hauts salaires deviendront tous les boulots chiants et nécessaires !

@zerkman : C'est un peu ce que je disais sur les défauts de l'argent. Il en découle une décorrélation de ce qu'est censé "mesurer" l'argent. Donc l'argent n'est plus représentatif de quoi que ce soit, encore moins du mérite. D'ailleurs, aujourd'hui où de nombreuses personnes sont prêtes à bosser gratuitement (bénévolat, licence libre, etc.), il serait judicieux ramener l'argent à sa fonction de base purement technique. Le travail ne servirait pas à "gagner sa vie" (expression horrible !), mais à gagner de l'argent. Seulement de l'argent : pas des amis ou de la gloire.

Il doit rester encore 11 posts, non ?
:-)

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H.S / Re : De la Concurrence, l'Etat de non-Croissance et la Dette
« on: 16 December 2010 à 19:11:15  »
L'argent n'y est pour rien, c'est qu'un outil. Tout dépend de ce qu'on en fait. Il a 2 défauts :
1- Il a une valeur propre là où il devrait être neutre (un peu comme si une règle graduée changeait d'unités tous les matins), donc n'est pas très fiable.
2- (découle de 1) : on ne le gagne pas, mais on le possède. Les revenus du capital sont nettement supérieurs à ceux du travail. Donc la rentabilité du travail converge vers 0. On se retrouve parfois à travailler pour l' "argent", alors que l'argent ne fait rien pour nous.

Sinon, y'a une idée très bien pour que l'open source se développe, c'est l'allocation universelle (ou le revenu garanti) : http://www.partipourladecroissance.net/?p=5273
Ca permettrait à tout le monde de vivre sans se soucier de ses ressources, et donc, ça valoriserait le travail non monnayable, comme l'art, l'open source, le temps pour les autres, etc. Et puis surtout, on aurait enfin du temps pour faire des trucs utiles, donc ça rétablirait la démocratie (puisqu'on ne serait pas que votants, mais aussi acteurs), et donc (pour fermer la boucle), ça remettrait un peu l'argent à sa vraie place.

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H.S / Re : Re : Demoparties et acouphènes : prenez vos précautions
« on: 01 December 2010 à 00:00:42  »
38 ans, et j'entends (insupportable par contre). Par contre, je suis obligé de pousser le son un peu.

Ca peut aussi bien être dû à ma carte son qu'à mon ampli qu'à mon KVM qu'à un début de perte d'audition. Mais je crois qu'il est normal d'entendre moins fort les fréquences extrêmes, le maximum de volume ressenti étant autour de 1kHz.

C'est quelle fréquence qu'on entend avec ton truc ? Je parie sur 18kHz...

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Blabla de sceners / Re : À quoi servons-nous (nous=les demosceners) ??
« on: 26 November 2010 à 17:07:55  »
La question est "à quoi servent les demomakers" ?

Je pense que c'est une fausse question. Si le demomaking est considéré comme un loisir, on pourrait tout aussi se demander à quoi sert une personne en vacances. On pourrait se demander à quoi sert l'activité de demomaking sinon. Mais ça revient à se demander à quoi servent les loisirs.

Après, comme le rappelle nystep concernant le discours sur le demomaking en tant qu'oeuvre d'art... pourquoi pas. J'ai déjà vaguement abordé le sujet (mais je le ferais complétement différemment aujourd'hui, notamment parce que je sens que le rôle de l'art dans la société est en train de changer radicalement) sur mon site (c'était le premier article à l'ouverture du site d'ailleurs) : http://sylvestre.cpcscene.com/articles/articles_art.html

L'inutilité du demomaking fait de mon point de vue partie de son essence. Si ça devenait utile, ça deviendrait au mieux du multimedia (en tant que secteur d'activité par exemple). Car l'utilité sert quelque chose ou quelqu'un, et le "demomaker" devrait alors s'assortir des nécessités liées à cette utilité, ce qui en ferait une activité contrainte par autre chose qu'elle-même (propre de l'art par exemple).

On peut aussi considérer les raisons qui nous poussent à ce loisir : plaisir de la release, de la recherche, de la création, de bouffer des pizzas, besoin de reconnaissance, plaisir de chopper des acouphènes à la BP, milieu social... mais je pense qu'il s'agit alors de raisons très multiples propres à chacun.

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Ah, pendant la BP, je confirme : c'est encore plus fort pendant les compos. Mais je me rappelle cette soirée électro où j'ai eu le malheur de faire tomber une boule QUIES... je pensais pas qu'il était possible de ressentir une douleur dans l'oreille... J'étais donc dehors pendant tous les concerts.

Je revois Zik tel Beetoven essayer à l'aveugle de terminer sa musique à temps... enregistrant le son sur un MP3 pour aller l'écouter dehors. Ca rame complètement à contre courant !

Je me demande si cette culture du volume ne viendrait pas du début de la Hifi, où ça claquait bien sa mère d'avoir une puissance de 2,21 GigaWatttts et pas de souffle dans la sono avec plein d'aigus (du son qui pète quoi). Simplement parce que c'était rare, qu'on pouvait pas tous se payer ça etc. Sauf que la culture est restée alors que tout le monde a ça chez lui maintenant... alors on met encore plus fort...

En boite, je veux bien, c'est super utile de pas entendre ce que te dit la fille en face, tout ça, mais pas en demoparty ! :))

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Pour avoir été à la Breakpoint, je pense pouvoir dire que les boules Quiès (celles en cire à 27dB) sont non seulement vitales, mais franchement insuffisantes. Je pense qu'on pourra trouver les excuses qu'on veut, à ce point-là, c'est un vrai problème de santé. J'ai apprécié l'ambiance, mais c'est un critère qui me fait aujourd'hui hésiter à aller à des demo party. C'est si bruyant qu'on ne profite plus de rien. Et très franchement, les seules personnes que j'ai rencontrées et avec qui j'ai discuté, c'est le vendredi soir, avant la mise en route de la sono. Le reste du we, j'ai pratiquement vu personne. Impossible.

Je profitais aussi du topic pour dire que si on ne fait rien, ça ne changera jamais. A-t-on vraiment besoin d'entendre aussi fort du fond de la salle ? Monter le niveau a parfois quelque chose de festif, mais à certains moments, j'aurais donné mes oreilles pour qu'elles se reposent auprès d'un réacteur d'avion au décollage.

Si les gens sont gênés mais ne le disent pas, alors on pensera qu'ils n'existent pas. Et je découvre en lisant ce topic que je ne suis pas le seul à avoir des problèmes avec ça. La qualité de sonorisation mérite-t-elle à ce point qu'on perde nos tympans ? On en arrive à conseiller les boules QUIES pour mieux sonoriser une salle ? C'est des Shadocks ou quoi ? :)

La sonorisation, c'est d'ajouter un peu de son ici, et un peu là, et encore ici puis là... c'est comme l'histoire du mec qui trouvait ça trop salé et qui remettait de la soupe, puis du sel, puis de la soupe... je ne sais pas si sa soupe était bonne, mais il a éclaté le gars.

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Gfx / Re : Dessiner au pixel en pratique
« on: 25 November 2010 à 06:34:18  »
Pour répondre à la question de ponce, je suis très d'accord avec zone.
Mais je dirais qu'il y a 2 raisons aujourd'hui pour se limiter en couleurs : les mêmes que celles qui consistent à se limiter en taille de pixel finalement.

D'un côté il y a cette mode du "pixel art" très contestée par Anarkhya et qui fait référence aux débuts de l'informatique sans pour autant s'encombrer des vraies contraintes. Il s'agit simplement d'une figure de style. On y trouve de tout allant de l'exercice élaboré (datant parfois d'avant l'informatique > voir travaux sur la couleur par exemple) à la simple application d'une mode dont les origines sont comprises ou non par l'exécutant et que l'on retrouvera sur des T-Shirts ou des publicités abribus, en passant par des exercices factices sur la base de vraies limites théoriques.

De l'autre côté, il y a les réelles contraintes techniques sur des vraies machines. Soit en tant que professionnel si il vous arrive encore de dessiner pour des terminaux LCD, 16 bits ou autres (mais c'est généralement pas là qu'on voit les plus furieux graphistes), soit parce que, comme moi, vous continuez à être attachés à la quintessence du pixel, et travaillez sur une machine 8 ou 16bits.

De mon point de vue, c'est le principal intérêt de se limiter ; en jouant un peu avec les pixels sur Amstrad CPC, je trouve que la réfléxion autour des couleurs n'en devient que plus intéressante. On en a une approche "vitale", la forme des pixels devient indissociable de l'équation.

Pour ce qui est des outils, je ne me vois clairement plus revenir en arrière. J'utilise Photoshop en association avec OCP, qui est le logiciel d'origine sur Amstrad CPC. Le 1er me permet de gérer des trucs compliqués si besoin (nombreuses version, essais de couleur, sélections, gestion de rasters, masques, etc.), le second me permet de pinailler sur le rendu définitif en fonction du pitch de l'écran réel de 1985 (qui a une grande importance pour moi). La qualité du flou et du calage des couleurs joue un rôle très important quand les pixels se font rares.

A noter que je ne me suis pas encore essayé à l'illustration grand format, mais si je le fais, ce sera à main levée, puis Photoshop, puis OCP. On voit beaucoup maintenant de tablettes graphiques aussi.

Pour terminer sur la première question de ponce, concernant le dessin des icones en 16x16 et 32x32 : il est encore possible de faire des réduction en 32x32 si tu maîtrises bien les outils de ton logiciel (reonforcement, contraste, outils sur les masques) mais ça reste des solutions pas chères. A partir de 16x16, il faut effectivement tout redessiner. Le seul conseil que je pourrais te donner en 16x16 est de ne pas trop faire confiance aux lissages et de te limiter en nombre d'éléments sur l'icone pour rester lisible. C'est plus un problème de taille que de "pixel".

Désolé pour le roman :)

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Question bête : ne serait-il pas envisageable de demander aux orga de limiter le son (sachant qu'il existe des normes et une législation en la matière) ? Notamment à la MAIN, il semble qu'il n'y avait pas à ce point du monde qu'il est impossible d'entendre le son...

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